Dans l'étude ci-après publiée le 30 septembre par le Centre Énergie & Climat de l'Ifri, Sylvie Cornot-Gandolphe(2) dresse un état des lieux en Europe des projets de captage, utilisation et stockage du CO2 (« CCUS » en anglais pour Carbon Capture, Utilization and Storage), détaille les facteurs clés de la « nouvelle dynamique » pour cette technologie ainsi que les verrous qui restent à lever.
L'étude fait état de 76 projets de CCUS en cours dans 16 pays en Europe, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni étant les plus avancés avec des cadres réglementaires incitatifs. Ces « trois pays phares et les promoteurs de projets qui les accompagnent, vont acquérir un avantage de first mover sur un marché promis à une croissance exponentielle », juge Sylvie Cornot-Gandolphe.
Sources / Notes
- Le CCS offre « un potentiel élevé de réduction des émissions à court terme dans les secteurs où l’électrification (décarbonée) n’est pas possible avec les technologies actuelles et/ou l’hydrogène renouvelable n’est pas encore disponible à un coût acceptable ou en quantités suffisantes ».
- Consultante indépendante sur l’énergie et les matières premières, Sylvie Cornot-Gandolphe est entre autres chercheuse associée à l’Ifri depuis 2012.