Dans cette note de synthèse en anglais qui vient d'être publiée, l’EIA américaine (Energy Information Administration) actualise ses données sur le géant énergétique russe. Au niveau mondial, ce pays est le 3e producteur de pétrole brut et d'autres hydrocarbures liquides (derrière l’Arabie saoudite et les États-Unis), le 2e plus grand producteur de gaz naturel (derrière les États-Unis) mais aussi le 3e producteur d’électricité d’origine nucléaire (derrière les États-Unis et la France) en 2015.
Plus de la moitié de la consommation d’énergie primaire de la Russie est encore satisfaite par le gaz naturel (53% selon les dernières données de l’EIA portant sur 2013) mais le pétrole rapporte, contrairement à une idée reçue, davantage d’argent à ce pays par le biais de ses exportations.
Malgré des tensions diplomatiques régulières, la Russie et l’Union européenne (UE) restent très interdépendantes en matière d’énergie. Rappelons en effet que l’UE constituait en 2015 la destination de près de 60% des exportations russes de pétrole brut et de 75% des exportations russes de gaz naturel. Pour l'UE, c'est ainsi presque 30% de ses importations de pétrole brut et plus de 30% de ses importations de gaz naturel qui provenaient de Russie en 2015.
En matière de production électrique, signalons que la Russie mise très fortement sur l’énergie nucléaire à moyen et long terme. Son parc actuel, constitué de 36 réacteurs répartis entre 10 centrales, a compté pour 18,6% de la production électrique nationale en 2015. Le gouvernement envisage de porter cette part entre 45% et 50% d’ici à 2050 et entre 70% et 80% à l’horizon 2100. Au 1er octobre 2016, 7 réacteurs nucléaires étaient en cours de construction (seule la Chine en construit davantage à l'heure actuelle) et la construction de 26 tranches supplémentaires est envisagée en vue d’une mise en service entre 2018 et 2035.