L’or noir se trouve au cœur de l’économie libyenne : il a fourni avec le gaz naturel près de 96% des recettes de l’État en 2012. La question des retombées économiques liées à cette industrie est à la source de conflits entre l’État libyen et les régions où se situent les principales réserves. L’analyse de l’EIA américaine publiée mi-octobre détaille ainsi le profil pétro-gazier de la Libye, pays qui avait le plus fort taux d’électrification d’Afrique en 2010 (99,8% de la population y ayant accès selon la dernière étude de la Banque Mondiale).

Historiquement, la Libye est le 3e pays au monde à avoir exporté du gaz sous forme de GNL dès 1971 après l’Algérie et les États-Unis. Les exportations de GNL ont toutefois cessé depuis le début de la guerre civile en février 2011. En revanche, la Libye a repris ses exportations de pétrole via son gazoduc Greenstream vers l’Europe. L’Italie, l’Allemagne et la France constituent avec la Chine les principales destinations du pétrole libyen en 2012.