Une application majeure de ce procédé est sortie de terre ces derniers mois à Hagetmau, à 30 km au sud de Mont-de-Marsan dans les Landes : la plus grande unité de méthanisation de France va y être progressivement mise en service à partir d’avril 2015. Elle exploitera les effluents d’élevages locaux de canards pour produire de l’électricité (à partir du biogaz) et un engrais sec inodore pouvant être commercialisé (à partir du digestat). C’est la filiale Eneria REN du groupe Monnoyeur qui pilote ce projet d’envergure qu’elle présente comme un exemple concret d’économie circulaire.
Présentation en images de ce site baptisé « Méthalandes ».
Reportage en images
Méthalandes est constitué de 3 principales zones : un grand bâtiment de réception et de traitement des matières entrantes, deux digesteurs associés à une unité de cogénération et deux silos de stockage des engrais secs produits. (©Eneria)
Méthalandes s’étend sur une surface de 3,8 hectares en zone industrielle. Ici, le début des travaux qui ont commencé en mars 2014. Le site devrait être progressivement mis en service à partir d’avril 2015 et atteindre sa pleine puissance en septembre prochain. (©Eneria)
Méthalandes pourra traiter chaque année 153 000 tonnes de matières organiques dont 136 000 tonnes d’effluents d’élevages de canards qui seront fournies par près de 130 éleveurs. (©Cifog)
Près de 95% de ces effluents seront collectés dans un rayon de 20 km. Ils permettront de produire près de 1 650 m3 de biogaz par heure. Ce biogaz est ensuite turbiné dans 3 groupes électrogènes de 1,56 MW de puissance unitaire. (©Eneria)
Chacun des 2 digesteurs de Méthalandes a un volume de 7 500 m3. Un agitateur pendulaire brasse la matière organique durant 26 jours à une température de 43°C. Différentes bactéries anaérobies (vivant en l’absence d’oxygène) permettent la méthanisation. (©Eneria)
Au total, la production électrique annuelle de Méthalandes pourrait atteindre 37,8 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 32 000 personnes, hors chauffage. (©Eneria)
Après méthanisation, la matière organique résiduelle est séchée grâce à de la chaleur produite par cogénération. Près de 12 000 tonnes d’engrais sec par an pourraient être produites chaque année et commercialisées. (©Eneria)