La France et l’Allemagne ont choisi des orientations différentes pour mener leurs transitions énergétiques mais sont confrontées à des problématiques communes : le développement des énergies renouvelables et des réseaux, le stockage de l’électricité, l’efficacité énergétique, etc. Ces ambitions, souvent abordées sous un angle technique, doivent être chiffrées alors que la contrainte économique se fait sentir de façon pressante. Pour suivre sa feuille de route énergétique, l’Allemagne devra par exemple investir 350 à 415 milliards d’euros au cours de la décennie 2010-2020, selon les estimations du Centre d’analyse stratégique.

Le sénateur UMP Jean Bizet développe dans ce rapport publié par l’OPECST (Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques) les aspects économiques de la transition énergétique dont ils conditionnent le rythme : « les choix politiques guident les objectifs, la dimension technique et économique détermine le tempo souhaitable ». Il émet 6 grandes recommandations allant dans le sens d’un rapprochement franco-allemand en matière de recherche ou d’organisation des réseaux et des futures capacités de stockage.