Dans une étude publiée par le Comité d'études des relations franco-allemandes (CERFA) de l'Ifri, Hubertus Bardt analyse les effets de la transition énergétique allemande sur les entreprises nationales. « Le principal danger serait que l'État recoure de manière excessive à des mesures contraignantes pour restructurer la production d'énergie, car cela menacerait la compétitivité et les gains de productivité, en particulier dans le secteur de l'électricité », met-il en garde.
Entre début 2007 et début 2012, les tarifs destinés aux groupes industriels hautement énergivores ont augmenté de près de 40%. Cela fait craindre une délocalisation de certains sites. Au sein des entreprises de l'industrie de transformation, l'incertitude prime encore : 80% d'entre elles disent ne pas avoir une vision claire des conséquences de cette Energiewende encore récente. Cette dernière a réellement débuté à l'automne 2010 avec un document présentant le « concept énergétique allemand ». Elle a été confirmée avec la sortie « irréversible » du nucléaire décidée à l'été 2011.