Cette étude, réalisée par le cabinet CVAC(1) et publiée le 19 novembre par l’Ademe, présente un panorama des différents acteurs de la filière hydrolienne en France (Sabella, HydroQuest, etc.) et à l’international (ORPC, Mako, Atlantis, Scotrenewables, etc.). Leurs différentes technologies(2) y sont présentées, ainsi que l’état de maturité des différents projets(3) et les avaries constatées à ce stade.

À un rythme de développement comparable à celui de l’éolien offshore(4), « il faudrait encore 5 à 8 ans à la filière hydrolienne pour tester, optimiser et améliorer les turbines avant de lancer de vrais appels d’offres commerciaux » selon l’Ademe.

L’étude publiée par l’Agence reste très prudente sur le développement de la filière, indiquant qu’« une bonne partie des verrous techniques ont été résolus » mais qu’il est encore impossible de « garantir à date une absence d’avaries durant les premières années d’exploitation ».

En matière de coût de production, « un LCOE cible de 164 €/MWh semble atteignable d’ici 2030 » selon l’étude qui juge ce « prix de revient élevé pour une énergie certes prédictive mais non pilotable ». L’hydrolien souffre par ailleurs de son gisement « relativement limité » et « très localisé ». L’Ademe souligne toutefois l’intérêt de cette énergie dans les zones non interconnectées.

Hydrolien dans le monde
Le gisement hydrolien est « relativement concentré sur quelques zones géographiques », rappelle l’étude publiée par l’Ademe. (©Connaissance des Énergies, d’après Ademe).

Sources / Notes

  1. Corporate Value Associates.
  2. Turbine sur axe central « type éolienne », à centre ouvert à carénage, capteurs oscillants, etc.
  3. La majorité des turbiniers les plus développés reste encore au stade de l’expérimentation. Seuls Andritz/Atlantis (Meygen) bénéficient d’un tarif de rachat.
  4. Selon les utilities, l’hydrolien connait aujourd’hui une situation comparable à celle de l’éolien offshore au milieu des années 1990.