Dans cette note en anglais, l’EIA américaine détaille les caractéristiques des secteurs pétrolier et gazier du Qatar. Il y est rappelé que l’émirat est membre de l’OPEP bien que sa production de pétrole (près de 2 millions de barils par jour en 2014) soit inférieure à celles de la plupart des autres États membres. Le pays appartient également au Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG).
Seuls la Russie et l’Iran disposent de plus importantes réserves de gaz naturel que le Qatar. La production de gaz qatarie (177 milliards de m3 en 2014) a plus ou moins stagné ces trois dernières années, principalement en raison d’un moratoire sur les nouveaux projets du North Field, d’où provient l’essentiel de la production nationale. Elle pourrait à nouveau augmenter grâce au projet gazier de Barzan (10,4 milliards de dollars) dont les opérations commerciales devraient débuter en 2016.
La consommation intérieure de gaz naturel est en forte augmentation au Qatar : elle a presque triplé entre 2003 et 2013 (l’essentiel du gaz consommé dans l’émirat est destiné aux secteurs de l’électricité et du dessalement d’eau) mais la production nationale a quadruplé dans le même temps. Le Qatar est le 2e exportateur mondial de gaz naturel après la Russie et devant la Norvège. L’essentiel de son gaz est acheminé vers les marchés asiatiques.
Le Qatar est par ailleurs l’un des trois seuls pays, avec l’Afrique du Sud et la Malaisie, à disposer d’installations opérationnels de « gas-to-liquids » (GTL) qui permettent de convertir du gaz naturel en hydrocarbures liquides, notamment en essences ou en gazole.