Dans l'étude ci-après publiée le 22 octobre par l’Ifri et le think tank marocain Policy Center for the New South, Hugo le Picard souligne qu'améliorer la fiabilité des réseaux électriques doit constituer « une priorité absolue pour permettre le développement économique et industriel de l'Afrique ». Il y décrit les difficultés actuelles des réseaux électriques centralisés d'Afrique subsaharienne et « les réponses que pourraient apporter les nouvelles technologies digitales à ces défis ».
Les systèmes électriques en Afrique subsaharienne reposent sur des capacités électriques très limitées(3) et des réseaux vétustes et mal gérés(4). Dans ce contexte, le déploiement de réseaux intelligents - incluant des systèmes de contrôle et de gestion automatiques (pour détecter les pannes et réduire les coupures de courant par exemple), des capacités de stockage par batteries ou encore des compteurs intelligents - présente un fort intérêt dans la région, malgré les difficultés(5). Le recours aux technologies digitales est également jugé nécessaire pour accompagner le déploiement à grande échelle en Afrique subsaharienne des énergies renouvelables dont « la place dans le mix électrique du continent reste encore marginale ».