Entre 1990 (année de référence du protocole de Kyoto) et 2012, les émissions mondiales de CO2 dues à la combustion d’énergie ont augmenté de 51%, une progression similaire à celle de la production mondiale d’énergie. La part du pétrole dans le mix énergétique a chuté durant cette période (-5 points) mais celles du charbon (+4 points) et du gaz naturel (+2 points) ont augmenté. Les énergies fossiles carbonées comptent ainsi encore pour 82% de la production mondiale d’énergie en 2012.
Les statistiques ministérielles proposent trois entrées différentes pour analyser ces émissions : par pays, par unité de PIB et par habitant. Les Américains sont par exemple les premiers émetteurs de CO2 (dues à la combustion d’énergie) par habitant avec 16,1 tonne de CO2 émise par habitant, soit 10 tonnes de plus par habitant que les Chinois. Il existe un rapport de 1 à 10 entre les émissions par habitant des États-Unis et de l’Inde (1,6 t CO2/habitant).
Avec 334 millions de tonnes émises en 2012, la France est l’un des pays développés les moins émetteurs en matière de combustion d’énergie. Cela est principalement dû à son mix électrique très peu carboné : 73,3% de l’électricité produite dans l’hexagone en 2013 provient du nucléaire et 18,6% des énergies renouvelables. Rapportées à leurs PIB, les émissions françaises de CO2 dues à la combustion d’énergie sont près de deux fois moins importantes que celles des États-Unis.