Ce mécanisme d'ajustement consiste à prévenir « le risque de fuite de carbone, à savoir le fait que des entreprises établies dans l'UE puissent déplacer leur production à forte intensité de carbone à l'étranger afin de profiter des normes laxistes, ou que des produits de l'UE soient remplacés par des importations à plus forte intensité de carbone »(1). Concrètement, les importateurs de l'UE achèteront des certificats carbone correspondant au prix du carbone qui aurait été payé si les marchandises avaient été produites conformément aux règles de l'UE en matière de tarification du carbone.
Dans le « briefing » du Centre Énergie & Climat de l'Ifri ci-après (en anglais) publié le 9 mars, Carole Mathieu(2) rappelle le principe et les impacts de cette « pièce du puzzle de la décarbonation de l'industrie » en expliquant pourquoi il ne constitue « pas un outil suffisant » pour mener à bien cette décarbonation.