Rénovation : l'UFC-Que Choisir alerte sur le démarchage à domicile et demande son interdiction

  • AFP
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Le démarchage à domicile à des fins de rénovation énergétique est à l'origine de "pratiques nocives" massives aux "conséquences désastreuses" pour les personnes vulnérables, alerte mardi l'UFC-Que choisir, qui appelle les sénateurs à interdire cette pratique.

« Phénomène massif d'arnaques »

Après avoir analysé un millier de litiges individuels recensés depuis 2018, l'association de consommateurs relève que les "pratiques déviantes" de démarchage à domicile sont "particulièrement fréquentes" dans le domaine de la rénovation énergétique.

Les litiges traités par les antennes locales de l'association témoignent d'un "phénomène massif d'arnaques" dont sont victimes les personnes démarchées sous couvert de rénovation énergétique, souligne l'UFC dans un communiqué.

"Le démarchage à domicile lié à la rénovation énergétique est dangereux. Il repose sur nombre de pratiques toxiques et déloyales pour arracher (aux démarchés) la signature d'un bon de commande au montant excessif et bien souvent non honoré", prévient Marie-Amandine Stévenin, présidente de l'UFC-Que Choisir citée dans le communiqué.

Les montants des préjudices sont évalués en moyenne à 20 000 euros par dossier, soit environ "20 millions d'euros de préjudice économique au global pour les seuls litiges traités par les associations locales UFC-Que Choisir".

De nombreuses malfaçons

Une proportion importante de ces litiges concerne des personnes âgées ou en situation d'invalidité, cible privilégiée des démarcheurs qui associent "discours techniques, fausses allégations et pressions psychologiques pour conduire la victime à conclure un contrat l'engageant souvent sur des montants considérables", explique l'association.

De plus, certains professionnels se font parfois indûment passer pour des opérateurs publics ou mandatés par un organisme officiel et les personnes démarchées sont également "fréquemment induites en erreur sur le montant des aides publiques que leur font miroiter les démarcheurs".

Les travaux parfois réalisés laissent de surcroît souvent place à des malfaçons, qu'il s'agisse de travaux d'isolation du logement (30% des dossiers), d'installation de pompes à chaleur (33% des cas) ou encore de l'installation d'équipements de production d'énergies renouvelables (37%).

L'association appelle les sénateurs à interdire le démarchage à domicile dans la rénovation énergétique dans le cadre de l'examen mercredi et jeudi d'une proposition de loi sur la fraude aux aides publiques.

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