Dans cette courte note en anglais, l’EIA américaine (Energy Information Administration) délivre différentes données qui témoignent des problématiques énergétiques du Pakistan. Près de 62% de la population utilise encore la biomasse traditionnelle pour cuisiner en raison du manque d’accès à l’électricité et au gaz. Les habitants ont également recours au bois énergie pour se chauffer, ce qui entraîne d’importants problèmes de déboisement : seul 2,1% du pays est recouvert de forêts contre 23% dans l’Inde voisine.
Le gaz naturel occupe une place centrale dans l’approvisionnement énergétique du pays (avec une production équivalente à la consommation au niveau national). Le Pakistan dispose de 600 milliards de m3 de réserves prouvées de gaz à fin 2014 (soit de l'ordre de 0,3% des réserves mondiales) et, selon les estimations de l’EIA de 2013, de près de cinq fois plus de réserves de gaz de schiste techniquement recouvrables. Pour sécuriser davantage l'approvisionnement, le gouvernement soutient la construction de plusieurs projets de gazoducs : TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) et depuis l’Iran (gazoduc qui devrait être financé par la Chine, rendu possible suite à l’accord sur le nucléaire de juillet 2015).
Selon les dernières données disponibles de l’Agence internationale de l’énergie, plus de 30% des Pakistanais n’avaient pas accès à l’électricité en 2012 (soit 56 millions d’habitants). Notons que le Pakistan dispose de 3 réacteurs nucléaires (qui ne comptent encore que pour 4,3% de la production nationale d’électricité en 2014) et que 2 autres sont en cours de construction.