Cette législation favorable a depuis attiré de nombreux investisseurs, comme l'atteste l'existence à l'heure actuelle de plus de 100 projets de production d'hydrogène « propre » aux États-Unis, portant sur une capacité de production cumulée de 12 millions de tonnes (Mt) par an à l'horizon 2030 (la demande américaine d'hydrogène est estimée à près de 10 Mt/an en 2030 et 20 Mt/an en 2040).

Dans la note ci-après publiée ce 15 juin par l'Ifri, Sylvie Cornot-Gandolphe(2) décrit l'état de la filière hydrogène aux États-Unis, ses ambitions et défis(3) et le contexte dans lequel elle se développe. Selon elle, « l'ampleur du soutien accordé par les États-Unis à l'hydrogène propre, associée aux ressources du pays, pourrait positionner celui-ci comme l'un des principaux producteurs, consommateurs et exportateurs mondiaux d'hydrogène propre et de ses dérivés ». Les États-Unis pourraient « même devenir le producteur mondial le moins cher et commencer à exporter de l'ammoniac propre dès 2027 ».