Ce bilan publié fin juillet par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) de Suisse délivre avec précision l’ensemble des statistiques nationales liées à l’énergie portant sur l’année 2014. Outre les chiffres clés qui y sont communiqués, il présente l’intérêt d’apporter des définitions pédagogiques sur les agents énergétiques dits « primaires » (qui se trouvent à l’état naturel et qui n’ont pas encore été soumis à une transformation comme le pétrole brut ou la force du vent) et « secondaires » (qui sont produits par transformation comme l’électricité et les carburants). Un bilan des flux énergétiques de la Suisse est présenté depuis l’approvisionnement en énergie primaire jusqu’à la consommation d’énergie finale, en faisant figurer les différentes pertes (de transformation, dans les centrales de pompage-turbinage, sur les réseaux, etc.).

Dans ces statistiques, il est entre autres précisé que les carburants et les combustibles pétroliers comptent pour un peu plus de la moitié de la consommation finale d’énergie du pays. Le mix électrique suisse repose pour sa part principalement sur l’hydroélectricité (56,5% en 2014) mais aussi sur l’énergie nucléaire (37,9%), le pays disposant d’un parc de 5 réacteurs en activité.

Les barrages hydrauliques fournissent plus de la moitié de l’énergie primaire produite sur le territoire suisse (54,8% en 2014). Les ordures ménagères, déchets industriels, le bois de chauffage et d’autres énergies renouvelables complètent cette production indigène qui satisfait moins d’un quart des besoins énergétiques suisses. La dépendance énergétique du pays vis-à-vis de l’étranger est estimée à 76,6% par l’OFEN.

La facture énergétique de la Suisse s’élève à près de 9 milliards de francs suisses en 2014 (soit l’équivalent d’environ 7,5 milliards d’euros)(1). Comme pour son voisin français (dont la facture énergétique avoisine 54,6 milliards d’euros en 2014), elle est principalement due aux importations pétrolières (6,6 milliards d’euros, soit plus de 85% de la facture énergétique suisse) et l’électricité est le seul poste réduisant cette facture (de l’ordre de 360 millions d’euros).