Les bâtiments à énergie positive se sont développés en France dans les années 2000 et devraient devenir à long terme la norme pour les nouvelles constructions résidentielles, dans le cadre des prochaines réglementations thermiques. Ils sont à l’heure actuelle davantage répandus dans certains pays précurseurs comme l’Allemagne et la Suisse.

Le projet Hikari est pour sa part né en 2011 d’une collaboration public-privé entre la métropole lyonnaise, Bouygues Immobilier, le Nedo (équivalent japonais de l’Ademe en charge de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables) et d’autres partenaires français et japonais tels que Toshiba.

L’énergie de cet « îlot » sera fournie par une centrale de cogénération à partir d'huile végétale (colza) et une centrale photovoltaïque. Leur production cumulée devrait atteindre 476 MWh selon les estimations du constructeur. Une machine à absorption tirera profit de la chaleur issue de la centrale de cogénération et du froid d'un nappe phréatique à proximité pour satisfaire 80% des besoins en froid des bureaux et des commerces d'Hikari.

L’énergie produite au sein de l'ensemble est mutualisée et répartie de façon intelligente entre les 3 bâtiments en fonction de leur occupation et des besoins propres à chaque activité au fil de la semaine. Hikari fait partie du projet de smart grid Lyon Smart Community qui inclut par ailleurs un service de véhicules électriques en autopartage (SunMoov), le suivi des consommations énergétiques au sein de 275 habitations d'un quartier datant des années 1930 et la mise en place d’un système d’analyse des données de production et de consommation recueillies.

Présentation en images du nouvel ensemble Hikari qui préfigure la ville de demain.

Reportage en images

Bâtiments à énergie positive Hikari à Lyon
Bâtiments de l'ensemble à énergie positive Hikari
Bureaux et logements d'Hikari
Bureaux et logements d'Hikari
Architecture bioclimatique des immeubles d'Hikari
Panneaux photovoltaïques des immeubles d'Hikari
Gestion intelligente de l'énergie pour Hikari à Lyon
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Conçu par l’architecte Kengo Kuma, Hikari est un ensemble de 12 800 m2 répartis entre 3 bâtiments. Il consommera 50% à 60% moins que les normes de la réglementation thermique actuellement en vigueur en France et produira une quantité d’énergie qui devrait dépasser sa consommation d’environ 0,2%. (©Olivier Guerrin)

Le bâtiment Higashi est constitué de 5 263 m2 de bureaux occupant 7 niveaux. Comme les deux autres immeubles d’Hikari, il se caractérise par ses formes parallélépipédiques et ses surfaces vitrées apportant une grande luminosité naturelle. (©Olivier Guerrin)

D’une surface cumulée de 3400 m2, le bâtiment Minami abrite 32 logements équipés de systèmes de domotique de dernière génération pour adapter la consommation d’énergie aux besoins des habitants. Des modules photovoltaïques bi-verre (cellules encapsulées entre deux plaques de verre) sont intégrés à la façade sud de l’immeuble. (©Olivier Guerrin)

Le bâtiment Nishi qui dispose de la plus faible surface parmi les 3 immeubles d’Hikari (2 246 m2) abrite à la fois des bureaux sur 5 niveaux et 4 villas très haut de gamme à son sommet. Au niveau du rez-de-chaussée seront implantés des commerces, des restaurants et des services de proximité comme dans les 2 bâtiments voisins. (©Olivier Guerrin)

Les constructions disposent d’une architecture bioclimatique : l’enveloppe des bâtiments est construite de façon à profiter du Soleil toute la journée et les matériaux en béton ont la capacité de stocker l’énergie reçue et de la restituer ultérieurement, réduisant ainsi les besoins énergétiques des bâtiments. (©Olivier Guerrin)

La totalité des toitures des bâtiments Higashi et Nishi est recouverte de panneaux photovoltaïque surélevées à une hauteur de 1,5 m et invisibles depuis la rue. (©Olivier Guerrin)

Le coût de la conception et de la construction d’Hikari est de 60 millions d’euros. Cette construction préfigure les bâtiments de demain, avec une gestion intelligente de la production et de la consommation d’énergie. Ici, le local technique en sous-sol. (©Olivier Guerrin)