Note de la rédaction : des fuites à répétition sur l'oléoduc relié au gisement ont conduit à la mise à l'arrêt de son exploitation le 9 octobre 2013. L'exploitation a repris 3 ans plus tard, en octobre 2016.
Reportage en images
Le champ de Kashagan est situé dans le nord-est de la mer Caspienne, dans les eaux territoriales du Kazakhstan. Il s’étend sur une surface de 75 km par 45 km. (photo : ©DR)
Le gisement de Kashagan serait situé à près de 4 200 mètres (sous une pression de 770 bar) en dessous des eaux peu profondes à cet endroit de la mer Caspienne (3 à 6 mètres de profondeur). L’épaisseur de la couche de pétrole mesurerait près de 1 000 mètres. (photo : ©NCOC)
Dix îles artificielles ont été construites au-dessus de ce gisement. Les structures traditionnelles (ex : plateformes jacket) n’étaient pas adaptées au climat, la mer Caspienne gelant à certains moments de l’année. Ici, « D Island », l’île principale de production. (photo : ©NCOC)
Deux types d’îles ont été construits sur le gisement de Kashagan : des grandes îles de production (« A Island » et « D Island) et huit petites îles de forage depuis lesquelles le pétrole est extrait. Les îles de forage sont reliées par pipeline aux îles de production. (photo : ©NCOC)
Sur « D Island », le pétrole est séparé de l’eau et des gaz remontés lors du forage. Une partie de ces gaz doit être réinjecté pour augmenter le taux de récupération de pétrole. (photo : ©NCOC)
Près de 150 000 m3 de béton ont été nécessaires pour construire l’usine de traitement de Bolashak, soit un volume aussi important que celui utilisé pour ériger les 2 tours Petronas de Kuala Lumpur. Environ 60 000 tonnes d’acier ont également été utilisés, soit l’équivalent de 8 fois le poids de la tour Eiffel. (photo : ©NCOC)
NCOC espère produire près de 200 000 barils par jour dès la fin de l’année 2013, soit l’équivalent de plus d’un dixième de la production norvégienne actuelle. En 2014, il est prévu de porter cette production à 370 000 barils par jour, soit davantage que la consommation pétrolière de la Grèce. (photo : ©NCOC)
Au total, le champ de Kashagan pourrait contenir l’équivalent de 38 milliards de barils de pétrole. Jusqu’à 13 milliards de barils de pétrole seraient techniquement récupérables, soit un volume supérieur aux réserves prouvées de toute l’Algérie à fin 2012 et proche de celles du Brésil. (photo : ©NCOC)