Une adoption « durable » de la mobilité électrique

Selon la 7e édition de l'enquête de LCP Delta , la principale motivation des Européens faisant l'acquisition d'un VE reste de loin les économies attendues pour faire rouler son véhicule (citée comme la raison principale par 41% des répondants à l'enquête). Suivent entre autres les considérations environnementales (36%), l'attrait pour les nouvelles technologies (34%) et la facilité pour recharger son véhicule à domicile plutôt qu'à une station-service (26%).

Une fois ce passage à la mobilité électrique réalisé, « la possession d'un véhicule électrique devient un choix durable plutôt qu'une expérience temporaire », souligne l'enquête : 60% des Européens interrogés indiquent qu'ils ne reviendraient pas au diesel ou à l’essence (et presque 70% en France, le taux le plus élevé au sein des 10 pays considérés par l'étude(2)), 25% sont indécis et près de 15% indiquent qu'ils pourraient faire « marche arrière » (10% en France).

Un signe selon le cabinet que « l'expérience avec les véhicules électriques s'améliore et que la satisfaction s'accroît, ce qui indique que de nombreux pionniers sont appelés à devenir des ambassadeurs à long terme de la mobilité électrique ».

Une fidélité aux marques et une ouverture aux modèles chinois

Un autre enseignement de l'enquête mis en avant par LCP Delta est la fidélité des conducteurs européens à la marque de leur véhicule. Ainsi, 84% des propriétaires européens de véhicules électriques « déclarent qu’ils sont susceptibles d’acheter leur prochain véhicule auprès du même constructeur ».

Et, malgré les campagnes anti-Tesla, la marque d'Elon Musk susciterait une fidélité particulière, avec 50% se de propriétaires « très susceptibles » d'en racheter une (et 35% « susceptibles »), contre 46% en moyenne pour l’ensemble des marques de véhicules électriques.

L'enquête révèle par ailleurs cette année « une large ouverture aux marques chinoises » : 59% des conducteurs européens de VE déclarent qu'ils envisageraient une marque chinoise de véhicule électrique pour leur prochain achat (24% de façon « très probable » et  35% de façon « assez probable »).

Les ventes de VE en Europe « ont une dynamique contraire à celle des véhicules thermiques sur le 1er semestre 2025 », avec une part de marché avoisinant désormais 24% (contre 10% en 2020 et 20% en 2024), selon les dernières données d'IFP Énergies nouvelles publiées la semaine dernière(3).

Sources / Notes

  1. Extrait de l'étude de LCP Delta.
  2. L'enquête porte sur 10 pays européens : Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Royaume-Uni et Pologne.
  3. Tableau de bord Transport IFPEN – Direction Economie et veille 2T 2025.