Ce scénario - présenté comme « une voie pour atteindre les objectifs climatiques internationaux tout en favorisant la stimulation de la croissance économique, la création de millions d'emplois et l'amélioration du bien-être de la population à l'horizon 2050 » - s’appuie sur 5 grands « piliers » : électrification (la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie passant de 20% aujourd’hui à 50% en 2050), flexibilité des systèmes électriques (pour intégrer une plus grande part de production « intermittente »), développement des sources renouvelables « conventionnelles » (comme l’hydroélectricité et les bioénergies) et de la production d'hydrogène « vert » (produit par électrolyse avec de l’électricité d’origine renouvelable), soutien aux innovations.
L’Irena estime que ce scénario « TES » nécessiterait au niveau mondial « des investissements énergétiques cumulés de 110 000 milliards de dollars d'ici 2050 » (dont 34% pour améliorer l’efficacité énergétique, 25% pour le développement des énergies renouvelables, 23% pour l’électrification et les infrastructures et 18% pour les énergies fossiles).
Dans le contexte actuel, « la dure tâche des gouvernements consiste à maîtriser l'urgence sanitaire tout en introduisant des mesures de relance et stimuli de grande envergure », prévient le directeur général de l’Irena, Francesco La Camera, témoignant d'une certaine inquiétude sur les orientations post-épidémie de Covid-19.
