Dans l'étude ci-après publiée le 2 décembre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), les acteurs de la filière éolienne offshore affirment « qu’une capacité d’au moins 50 GW en 2050 est réaliste et pertinente pour le mix électrique français ». Ils y présentent 5 propositions pour accélérer le développement de l'éolien en mer en France : « élaborer, en 2022, la planification spatiale du déploiement de l’éolien en mer », « fixer un premier cap de 18 GW pour 2035 », « changer l'échelle des projets et de la concertation », « anticiper et entreprendre la transformation des infrastructures » et « adapter le cadre économique et réglementaire ».

Un parc éolien offshore de 50 GW à l'horizon 2050 pourrait compter pour « 25 à 28 % du mix de production électrique français prévu en 2050 », selon la filière (estimation sur la base d'un facteur de charge moyen de la filière de 45%). Cette capacité « occuperait 2,8% de l’espace maritime métropolitain , à usage non exclusif », précisent-ils (chiffre correspondant à la superficie totale des parcs, en considérant une superficie de 150 à 200 km² par GW installé, sachant que « l’emprise effective des éoliennes et leurs câbles est de 2% de cette surface »).

À l'heure actuelle, rappelons que seule une éolienne offshore (flottante) de 2 MW est en service en France.