- AFP
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L'opérateur énergétique ukrainien Naftogaz a accusé vendredi la Russie d'avoir frappé ses infrastructures gazières, en violation d'un fragile accord annoncé par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques.
"L'ennemi a bombardé des sites du groupe Naftogaz" endommageant "des installations de production de gaz", a déclaré l'opérateur d'Etat, en qualifiant cette frappe de "tentative" russe de "saper la stabilité énergétique" de l'Ukraine.
Naftogaz n'a pas donné de détails sur les infrastructures endommagées ni leur localisation.
Cependant, selon des médias, la Russie, qui a envahi son voisin ukrainien il y a trois ans, cible depuis quelques mois des sites de production de pétrole et surtout de gaz concentrés principalement dans les régions de Poltava (centre) et Kharkiv (nord-est).
"Selon certaines estimations, l'Ukraine a perdu près de 40% de ses capacités de production de gaz" et sera désormais contrainte d'en importer des volumes considérables l'hiver prochain, selon l'influent média en ligne Ievropeïska Pravda.
La Russie a accusé plus tôt dans la journée l'Ukraine d'avoir visé des infrastructures énergétiques sur son territoire jeudi et vendredi. Les deux pays ont échangé des accusations similaires la veille.
La Maison Blanche avait annoncé mardi, après plusieurs journées de négociations séparées avec Ukrainiens et Russes en Arabie Saoudite, que Kiev et Moscou s'étaient engagés à prendre "les mesures pour la mise en oeuvre (...) de l'accord sur l'interdiction des frappes contre les installations énergétiques" dans les deux pays.
Mais aucune date précise n'y était évoquée, ni aucune condition.