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EDF a passé une dépréciation pour 900 millions d'euros sur le projet éolien en mer Atlantic Shores, aux États-Unis, auquel participait le groupe français au sein d'une coentreprise avec Shell, a-t-il indiqué vendredi, après l'annonce d'un gel des permis d'exploitation par Donald Trump.
Une croisade anti-éolien de Donald Trump
Le 26 janvier, le président des États-Unis a accusé les éoliennes de tous les maux ("laides", "bousillent le paysage", "tuent les baleines" etc.) et signé des décrets entravant l'activité du secteur. Parmi les mesures annoncées, un gel des permis d'exploitation et des prêts fédéraux pour tout projet d'éolien en mer ou sur terre dans le pays.
En février 2022, la coentreprise Atlantic Shores Offshore Wind Bight, créée par le néerlandais Shell et le français EDF, avait été retenue lors d'enchères, avec d'autres groupes, pour exploiter des zones au large des côtes du New Jersey et de New York, et y installer des turbines.
Près de 10% de la production américaine d'électricité
Ces zones représentent près de 2 000 kilomètres carrés, au sein d'un triangle appelé New York Bight, ce qui en faisait la plus grande superficie jamais proposée en une seule fois aux États-Unis. L'éolien en mer était promue par l'administration Biden.
Le secteur de l'éolien aux États-Unis n'est pas aussi développé qu'en Europe : il comptait en 2023 pour environ 10% de la production totale d'électricité du pays. C'est toutefois plus du double que le solaire, et loin d'être négligeable.