Alimentation électrique de secours: EDF a fait des travaux sur plus de réacteurs nucléaires que prévu

  • AFP
  • parue le

EDF a dû effectuer des travaux pour mettre aux normes l'alimentation électrique de secours sur plus de réacteurs nucléaires que prévu initialement, indique vendredi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

EDF avait en 2017 déclaré une anomalie sur la résistance à un éventuel séisme des ancrages de ses diesels de secours, censés garantir l'alimentation électrique de la centrale en cas de défaillance de l'alimentation électrique externe.

Le problème avait été identifié d'abord sur les 20 réacteurs de 1 000 MW, puis sur certains autres réacteurs de 900 MW, portant le total à 26 réacteurs au total sur 58. L'ASN a classé cet événement au niveau 2 (correspondant à un "incident") sur l'échelle INES, qui va de zéro à sept.

Mais EDF a depuis déclaré à l'ASN "que les défauts de résistance au séisme s'étendaient à plusieurs autres réacteurs" de 900 MW. "L'ASN classe ainsi au niveau 2 de l'échelle INES cet événement significatif pour 11 réacteurs supplémentaires", indique le gendarme du nucléaire dans un communiqué. Sont concernés certains réacteurs des centrales du Blayais, de Gravelines, Saint-Laurent et Chinon.

En outre, l'ASN classe le problème au niveau 1 de l'échelle INES ("anomalie") pour encore onze autres réacteurs. Ils sont en effet "affectés par cet écart, mais à un degré moindre", explique-t-elle.

"L'ensemble des réacteurs concernés par cet événement a fait l'objet de travaux aujourd'hui terminés pour renforcer les ancrages des systèmes auxiliaires des diesels de secours", souligne l'ASN.

Elle précise que certains contrôles doivent toutefois encore être menés, notamment au cours d'arrêts de réacteur.

Par ailleurs, l'ASN avait demandé à EDF, après l'accident de Fukushima en 2011, de mettre en place un autre moyen d'alimentation électrique supplémentaire, censé résister aux situations extrêmes.

Ces diesels dit "d'ultime secours" n'ont cependant été mis en place que sur deux réacteurs. Pour les 54 autres concernés (les deux de Fessenheim en étant dispensés), EDF n'a pas pu terminer les travaux avant fin 2018 comme prévu et l'ASN a accepté fin février de "modifier le calendrier" de mise en service de ces équipements "compte tenu des difficultés rencontrées par EDF".

Par ailleurs, l'ASN indique vendredi que EDF lui a signalé un défaut de résistance au séisme de vannes de systèmes de ventilation de 52 réacteurs, un incident classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Commentaires

rochain

Remarquable…. EDF en a fait plus que prévu, tout en étant en retard sur le programme…. il faut oser le dire :-)
Serge Rochain

Robert

Les tranches 1000 MW n'existent pas ...

Ajouter un commentaire